La Cathédrale, la Vieille Ville et les Murs.

(Le Mans, guide touristique édité par l'Office du Tourisme: tél: 43 28 17 22, fax: 43 23 37 19 )

La Cathédrale ST-JULIEN XIè au XVè siècle

C'est au VIème que l'Evêque Saint-Principe implante à proximité du Menhir son église. Agrandie successivement au cours des siècles, la première cathédrale devint monument que nous voyons aujourd'hui.

La cathédrale actuelle porte les traces des différentes étapes de sa construction depuis le XIème siècle jusqu'au XVème siècle.

De la première période, le monument a gardé la façade ouest ainsi que les bas côtés de la nef, ses murs sont construits en petits appareils. Les pierres d'encadrement des ouvertures sont en calcaire avec une alternance de pierres de roussard.

Des vitraux romans sont placés dans les fenêtres. Il faut remarquer particulièrement le vitrail de l'Ascension, vers 1120, l'un des plus anciens de France.

La nef reconstruite au XIIème siècle comporte un triforium. Avec l'autorisation du roi Philippe Auguste d'étendre au delà des fortifications le nouveau choeur ; celui-ci fut considérablement agrandi par rapport au choeur roman. La partie centrale est entourée d'un double déambulatoire dans lequel ouvrent 13 chapelles, deux sont plus importantes: la chapelle du Chevet ou de la Vierge et la Sacritie.

La rangée de colonnes placée entre les deux déambulatoires et surmontée d'un triforium dont les sculptures délicates rappellent l'ornementation du cloître du Mont-Saint-Michel. Au dessus de ce triforium, des baies sont garnies de magnifiques verrières du milieu du XIIIème siècle. Dominant les hauts piliers qui entourent le choeur, de grandes fenêtres, sont, elles aussi, ornées de vitraux anciens.

Les 108 baies du choeur inondent le sanctuaire d'une grande clarté teintée de couleurs.

Au XIVème siècle, l'édification du transept sud fut reprise ainsi que celle de la tour. La cathédrale fut enfin terminée au début du XVème siècle par la construction du transept nord, grâce, en partie, à la générosité du roi Charles VI. La grande rose qui décore le pignon de ce transept reçut à cette époque, un ensemble de vitraux dont le thème est le jugement Dernier.

Intérieurement, les chapiteaux des bas côtés de la nef, XIème siècle, à sujets profanes et religieux, sont particulièrement intéressants, mais situés dans une partie de l'édifice très sombre.

Les vitaux, tant romans que gothiques, qui garnissent les baies de la cathédrale sont d'une qualité exceptionnelle.

Parmi les objets mobiliers, il faut remarquer particulièrement les deux tapisseries de la vie de Saint-Julien, la suite de tapisseries des Saint-Gervais et Protais, les stalles sculptées en 1575-1576, le tombeau de Charles IV d'Anjou, Comte du Maine, mort en 1472, sculpté par Francesco Laurana. Le tombeau de Guillaume Langeay du Bellay, mort en 1543, sculpté par Pierre Bontemps. Sur l'autel de transept nord une peinture de Lionel Royer début XXème représente le Christ en croix. Dans la chapelle du transept sud : à l'autel, le Christ ressuscité et le père Eternel, terres cuites de Germain Pilon vers 1564 ; grande mise au tombeau, personnages en terre cuite de Charles Hoyau vers 1635.

Les grandes orgues furent réalisées de 1529 à 1535. Le facteur fût Pierre Bert. Le buffet fut établi et sculpté suivant les directives de Simon Hayneuve.


Les murs Gallo-Romain

Le quadrilatère irrégulier de 1 300m de long formé par l'enceinte gallo-romaine clôt l'extrémité de la pointe du plateau de Sargé comprise entre le Sarthe et le ruisseau d'Isaac.

Construite sans véritables fondations, sauf à l'angle de Saint-Benoît, la base se compose d'un soubassement partiellement enterré, d'une largeur proche des 5 mètres, jugée suffissante pour assurer la stabilité de la construction. La hauteur de ce soubassement varie d'une section à l'autre, entre deux et cinq rangs avec débord. Le niveau d'origine du sol apparaît sur les blocs de soubassement sous la forme d'une base laissée à l'état brut, surmontée en partie haute par un encadrement de bordure renfermant un bossage central orné d'arcs et de cercles.

L'élévation du mur se poursuit en oblicité selon une suite de plages séparées les unes des autres par un cordon triple de briques. La citation du XVIIème siècle "Bourges, Lyon et Le Mans avec Limoges furent autrefois les quatre villes rouges" trouve son origine dans l'aspect de la courtine dont les briques et les rangs biens assisés de petits moellons sont liés par un mortier rose.

Les concepteurs ont joué sur la différence de teinte des moellons de calcaire pour étaler un décor géométrique: Losanges, obliques, triangles, chevrons, sabliers.

Douze tours sont encore visibles, liées ou plaquées à la courtine. la forme en talon est la plus répandue. La tour des Pans de Gorron, de forme hexagonale, offre une qualité de construction exceptionnelle. Ces tours possèdent une chambre basse à provisions.

Plusieurs percements ont été préservés. La grande Poterne a conservé sur sa face externe sa décoration.

L'enceinte mancelle s'inscrit au sein d'une campagne de travaux engendrés par la mise en place d'une nouvelle politique de défense de l'Empire à la fin du IIIème siècle. De par son esthétique, sa masse, sa position de hauteur, elle symbolisait pour les acteurs du moment, à la fois la puissance renouvelée du pouvoir central impérial et le rôle politique de la ville du Mans, capitale de civitas, sur son emprise de gestion territoriale.


Qu'est ce qu'il y a d'autre dans le vieux Mans ?...

La Maison dite d'Adam et Eve. (Adam & Eve's house)
Hotel de Vaux. (Mayor's house)
Le Menhir.
La maison dite de la Reine Bérengère. (Queen Berengaria's house)
L'Hotel de Ville. (The Town Hall)
L'Abbaye St-Vincent. (St Vincent's Abbey)

La maison dite des 2 amis. (The house of the 2 friends)
La maison à la Tourelle / Maison St-Paul. (St Paul's house)
Le Pilier rouge. (The red pillar)
Le Pilier aux clés. (The keypost house)
Le Grabatoire. (Bed-ridden home)

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